Vacances dans le Sud: le point après d’Irma | SB
/sportsandtravel/travel
Voyage

Vacances dans le Sud: le point après d’Irma

L’ouragan Irma a causé beaucoup de dommages dans plusieurs destinations touristiques très prisées des Québécois. Le point sur la situation avec Marie-Julie Gagnon.

 

1- L'état des choses en date d'aujourd'hui

 

Certaines destinations ont été très touchées, comme l’île de Saint-Martin, détruite à 95%. En ce moment, il n’y a toujours pas d’eau courante. L’hôpital de Saint-Martin est inondé... Le plus grand supermarché de la partie française a rouvert ses portes au milieu de la semaine sous supervision militaire. On tente de revenir à la vie normale, mais tout est à reconstruire. Il y a eu pas mal de chaos, mais aussi de beaux gestes de solidarité, comme la seule boulangerie épargnée où l’on distribuait du pain gratuitement.

 

Il va quand même falloir du temps pour tout reconstruire, alors mieux vaut oublier l’idée de s’y rendre cet hiver en vacances, m’a confirmé la directrice de l’ACTA (Association canadienne des agences de voyages), Manon Martel.

 

Pour avoir un aperçu de la situation, je vous invite à visiter la section de Conseils et avertissements émis par le Gouvernement du Canada, souvent un peu trop alarmiste à mon avis, mais qui donne quand même une bonne idée de la situation quand un tel événement survient. On recommande par exemple pour le moment d’éviter tout voyage aux Îles Turks et Caicos, aux Bahamas, à Saint-Martin, à Anguilla et à Porto Rico, aux Îles vierges américaines et britanniques.

 

À consulter : https://voyage.gc.ca

 

Dans le cas de Cuba, on dit de faire preuve d’une grande prudence et d’éviter tout voyage dans certaines zones comme les provinces de Camaguey, Ciego de Avila, Sancti Spiritus, Villa Clara, Matanzas et La Havane, en plus des «cayos».

 

Si on regarde du côté des voyagistes des compagnies aériennes et des hôtels, Transat a annoncé le 12 septembre que les vols vers Cayo Coco et Cayo Santa Maria sont suspendues jusqu’au 31 octobre 2017, mais la compagnie aérienne prévoit que les vols vers Varadero pourront reprendre à compter du 22 septembre. Pour répondre à la demande des voyageurs, Air Transat a augmenté la capacité vers la République dominicaine, qui a été épargnée par Irma, et le Mexique, pour les mois de septembre et octobre.

 

De son côté, Sunwing a annoncé jeudi qu’à l’exception de Saint-Martin, de Varadero, de Camaguey et des cayes de Cuba, tous les services de vols reprendraient dès le lendemain, soit vendredi dernier. Évidemment, tout ça dépend aussi de l’avancée des travaux. Tout le monde suit la situation de près.

 

En Floride, les vols ont repris vers les principales destinations. Air Canada a repris ses vols graduellement depuis le milieu de la semaine. Westjet a repris ses vols vers Fort Lauderdale vendredi, mais n’ira pas à Cayo Coco avant le 25 septembre. Là encore, la situation peut changer.

 

La chaîne d’hôtels Melia a pour sa part annoncé que tous ses hôtels de Porto Rico, de République dominicaine, des Bahamas, d’Orlando, de Miami, de La Havane, Holguin, Santiago de Cuba et Cayo Largo sont opérationnels. Par contre, pour certains qui se trouvent dans les zones les plus touchées, c’est encore trop tôt pour dire quand, exactement, les choses pourront revenir à la normale.

 

Infos :

https://www.facebook.com/AirTransatCanada/posts/1851253431555918 et http://sunwing.ca/pages/fr/statut-de-vol-et-alertes)

 

2- Que peuvent faire les gens qui ont déjà réservé

 

En gros, trois options s’offrent aux gens qui avaient déjà réservé des forfaits : demander un remboursement, changer de dates ou changer de destinations. Toute l’industrie du voyage travaille fort en ce moment pour accommoder les clients touchés! Air Transat a par exemple augmenté sa capacité vers la République dominicaine et le Mexique.

 

3- Des destinations qui n'ont pas été touchées

 

On a beaucoup parlé des destinations qui ont subi des dommages importants, mais il est important de mentionner qu’il reste quand même plusieurs options pour ceux qui ont envie d’aller dans le Sud cet hiver. La République dominicaine et Haïti ont été peu touchés et on y accueille toujours les touristes.

 

D’autres endroits où Irma n’est pas passé : le Mexique, la Jamaïque, la Martinique, la Guadeloupe... Pensons aussi à l’Amérique centrale : le Honduras, le Costa Rica, le Panama... C’est peut-être l’occasion de découvrir de nouvelles destinations.

 

D’ailleurs, on a vu passer cette semaine des offres intéressantes pour, justement, piquer la curiosité des gens qui avaient peut-être prévu aller dans les «cayos» à Cuba ou à Saint-Martin, par exemple, et qui cherchent une solution de rechange.

Par contre, ça risque de ne pas durer. La directrice de l’ACTA croit que les prix monteront beaucoup cet hiver.

 

4- Comment se préparer au pire et que faire quand on se retrouve dans une destination au moment d'une catastrophe naturelle?

 

On se demande souvent si ça vaut la peine de faire affaire avec un agent de voyages. On en a un bon exemple ici : quand on se retrouve dans une situation d’urgence, on a quelqu’un vers qui se tourner qui peut nous aider. Ça fait une grosse différence. On n’est pas laissé à nous-mêmes, à tenter de joindre le voyagiste, dont les lignes sont inévitablement engorgées lors de pareils événements.

 

Le fait de faire affaires avec un agent de voyages détenant un permis de l’Office de Protection du consommateur ajoute aussi une protection supplémentaire. Par exemple, si ni nos assurances, ni notre carte de crédit ne peut nous rembourser, le Fonds d’indemnisation des clients d’agent de voyages peut être une autre option. Mais c’est toujours du cas par cas.

 

C’est important d’avoir une bonne assurance, aussi, et tout lire, même les petits caractères!

 

Une autre chose essentielle est de s’informer. Lire les Conseils et avertissements du Gouvernement du Canada, mais suivre l’actualité, aussi, SURTOUT quand on sait qu’on va voyager pendant la saison des ouragans. On a aussi une responsabilité là-dedans. Personne ne nous oblige à partir en vacances. C’est délicat parce que les prévisions météo ne sont pas toujours exactes, mais dans les situations extrêmes, on peut choisir de rester à la maison.

 

Si vous réservez un voyage pendant la saison des ouragans, qui s’étend chaque année de la mi-mai à la fin novembre (période propice aux dépressions et tempêtes tropicales qui peuvent se transformer en ouragans), allez lire les politiques des voyagistes à ce sujet. Transat propose par exemple de changer les dates, de destination ou d’obtenir un remboursement en crédit-voyages quand le National Hurricane Center/Tropical Prediction Center (NHC/TPC) des États-Unis émet un avis d’ouragan pour la ville de destination ou qu’un ouragan a sévi sur le complexe hôtelier choisi moins d’une semaine avant la date de départ prévue (l’ouragan doit être déclaré de catégorie 1 ou plus sur l’échelle de Saffir-Simpson utilisée par le NHC/TPC).

 

Sunquest et WestJet ont une politique similaire. Avec Vacances Air Canada et Sunwing, on peut se procurer une «protection tempête» pour 49$.

 

Infos :

• Qu’est-ce que le fonds? http://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/bien-service/voyage/voyage/service-non-disponible/fonds-indemnisation/definition/

• Pourquoi faire affaire avec un agent de voyages? http://avenues.ca/voyageur-fute/pourquoi-faire-affaire-avec-un-conseiller-en-voyages/

•Protection tempête :  http://vacations.aircanada.com/fr/idees/activitees/suggestions/recommandations/promotions/Rassurez-vous-vous-etes-couvert/41610

 

5- Que pouvons-nous faire pour aider les populations locales?

 

Dans les zones particulièrement touchées, on ne peut pas faire grand chose pour le moment, à part peut-être un don à un organisme qui leur vient en aide, comme la Croix-Rouge.

 

J’ai envie d’ajouter de continuer à voyager – du moins, dès que ce sera possible. Les destinations touchées vivent majoritairement du tourisme, alors ils auront besoin de nous après tout ce qu’ils auront traversé.  Et encourageons l’économie locale le plus possible!

À lire aussi

Et encore plus