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Voyage

Quoi faire pour réduire sa peur de l’avion?

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Vous avez déjà refusé un emploi parce qu’il vous demandait de prendre régulièrement l’avion? Vos amis ont entrepris un périple, mais vous n’avez pu les suivre en raison de votre anxiété? 

Stéphane Bouchard, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en cyberpsychologie clinique, nous explique comment il guérit l’aérodromophobie (la phobie des avions). Si certaines personnes n’ont qu’à lire sur le sujet pour vaincre leur peur, la plupart devront suivre une thérapie cognitive comportementale. «On commence par faire connaissance avec les patients pour comprendre ce qui les rend anxieux. Certains sont claustrophobes, d’autres sont acrophobes (peur des hauteurs). La peur d’un accident est également source d’anxiété.»

Prochaine étape: parler du fonctionnement de l’avion et des probabilités d’un accident. Cette étape est rapide, car même en présence de faits, les patients ne sont pas convaincus. La peur de l’avion est irrationnelle, comme toutes les phobies. Il faut ensuite apprivoiser cette peur. Deux choix s’offrent aux patients: soit ils ont recours à la réalité virtuelle si elle est à leur disposition, soit ils se rendent dans un petit aéroport pour regarder les avions décoller. 

La réalité virtuelle permet de créer l’impression d’être dans un avion. «Quand le patient est prêt, on rentre dans l’avion. Avec son consentement, on ferme les portes, puis on décolle. On peut choisir un bon vol ou un vol avec turbulences. Comme c’est moi qui décide, j’induis progressivement ce que le patient craint. Cette technologie permet de réaliser 25 atterrissages en une heure, ce qui n’est pas possible dans la réalité.» Pour que la thérapie porte fruit, le professeur suggère dix rencontres à coup d’une fois par semaine. Le taux de succès oscille autour du 85%, réalité virtuelle ou pas.

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