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Les Irlandais au Québec : une histoire qui remonte à la Nouvelle-France!

Pourquoi la St-Patrick est-elle si populaire au Québec? C’est que beaucoup de sang vert coule dans nos veines selon le professeur d’histoire Laurent Turcot.

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Des Irlandais parmi les Français

Leur présence au Canada remonte à la période de la Nouvelle-France, alors que plusieurs Irlandais en exilent servait dans des régiments de l’armée française postés en Amérique.

Bon nombre de soldats irlandais combattant au sein de l’Armée française en Nouvelle-France cachaient leur identité aux forces britanniques en changeant leur nom pour un patronyme à consonance française. C’est la raison pour laquelle plusieurs familles ne trouvent pas écho en France.

À la fin des années 1600, on estime que 130 des 2 500 (5 %) ménages installés en Nouvelle-France sont composés d’Irlandais.

En 1871, après une vague d’immigration massive, leur proportion atteignait 10 %, faisant des Irlandais le deuxième groupe en importance au Canada après les Français.

 

Une culture franco-irlandaise

La culture canadienne-française est beaucoup plus gaélique qu’on le pense. Mary « La Bolduc » Travers, notre grande chansonnière, et le poète Émile Nelligan ont enrichi leurs œuvres de leurs deux cultures d’origines.

Les folkloristes, notamment le légendaire Ti-Jean Carignan, ont incorporé les traditions et les techniques musicales irlandaises.

 

Vites sur leurs patins

En 1899 et 1900, les Montréal Shamrocks ont remporté la Coupe Stanley, alors que les Canadiens de Montréal ont été fondés en 1910 par Ambrose O’Brien.

Pendant la première décennie de l’existence du CH, George Kennedy en était l’entraîneur et le directeur; ils ont à remporter la coupe Stanley en 1910.

Joe Malone, né à Québec, a joué pendant sept ans pour les Bulldogs de Québec et a mené cette équipe à la conquête de deux coupes Stanley en 1912 et 1913.

 

Joe-Beef

Dans le quartier de Pointe-Saint-Charles, un petit parc porte le nom Joe-Beef, en référence à Charles McKiernan. Ce surnom hérité alors qu’il était quartier-maître dans l’armée britannique est devenu l’un des plus célèbres de l’histoire gastronomique montréalaise.

Vers la fin des années 1860, cet Irlandais catholique ouvre la taverne Joe Beef sur la rue de la commune.

Les marins et les débardeurs sont nombreux à la fréquenter. Ils y mangent du bifteck aux oignons, du pain, du beurre, du thé et du sucre pour 10 cents et peuvent y dormir. Mais l’attraction principale est la ménagerie au sous-sol qui compte des singes, des ours, des bisons et des renards.

McKiernan est également reconnu pour sa générosité envers les plus démunis à qui il offre le couvert et le gîte gratuitement. À sa mort en 1889, une foule se recueille devant son établissement pour lui faire un dernier adieu.

 

Canal Lachine

Avec l’inauguration du chemin de fer Montréal-Lachine en 1847, l’activité économique de Lachine fait un bond de géant et les industries y pousseront comme des champignons.

Les travaux successifs d’agrandissement du canal, qui s’échelonnent tout au long du 19e siècle, contribueront à l’établissement de nombreuses familles à Lachine.

Plusieurs d’entre eux sont des immigrants irlandais.

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