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3 choses à savoir sur la psychodermatologie

Il n’est pas évident de vivre avec une maladie de la peau, que ce soit l’eczéma, la rosacée, le psoriasis ou l’acné. Récemment, des études ont montré que les gens qui souffrent d’une forme sévère d’un de ces troubles cutanés sont plus susceptibles que les autres d’être aux prises avec des problèmes psychologiques. Un domaine en médecine fait d’ailleurs le lien entre la psychologie et la dermatologie : la psychodermatologie. Voici 3 choses à connaitre sur le sujet.

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1. Qu’est-ce que la psychodermatologie?

Ce domaine a vu le jour il y a 25 ans et pourtant, il n’y a actuellement que cinq psychodermatologues aux États-Unis et aucun au Canada. C’est en Europe que cette discipline est bien établie. 

La psychodermatologie est une sous spécialité de la dermatologie qui combine la psychiatrie et la psychologie et qui apporte une approche complète du traitement des patients qui ont des problèmes de peau. Cela reconnaît les effets sur la peau de la psyché et vice versa les effets sur la psyché des problèmes de peau. 

L’objectif de la psychodermatologie n’est pas de substituer la psychothérapie à la médecine, mais de reconnaître que des problèmes émotionnels peuvent jouer un rôle, surtout lorsqu’une maladie résiste aux traitements habituels. 

  

2. Elle a été inventée par qui?

La psycho-dermatologie a été lancée par Herman Musaph, dermo-psychologue néerlandais, ancien déporté des camps de concentration. C’est lui qui a implanté le concept du peau à peau (maman, papa et bébé). 

  

3. Les différents troubles psychodermatologiques

Il arrive que la maladie de la peau soit causée par un trouble psychologique sous-jacent ou aggravée par le stress ou un traumatisme. Dans de tels cas, il existe habituellement une association claire entre le stress et l’aggravation de la maladie.  

  •  Psychophysiologiques : Les problèmes de peau sont physiologiques à la base, mais qui peuvent être exacerbés par le stress et des facteurs émotionnels : acné, eczéma, dermatose, psoriasis, rosacée, urticaire... 
  •  Psychiatriques secondaires : Un trouble cutané cosmétique qui défigure et qui peut stigmatiser, devenant une source de honte, de faible estime de soi, de dépression et d’anxiété : acné, vitiligo, psoriasis... 
  •  Psychiatriques primaires : Symptômes de trouble psychiatriques : trichotillomanie (arrachage chronique des cheveux), détresse causée par une dysmorphose (défaut du corps), dermatite factice (lésions cutanées auto-infligées). 

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