Cayman Cookout : entrevue avec Normand Laprise | Salut Bonjour
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Cayman Cookout : entrevue avec Normand Laprise

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Entrevue avec Normand Laprise  

 

 

Au Cayman Cookout, avec lequel de tes homologues avais-tu hâte de collaborer?  

 

« Tout le monde! Parce que c’est toujours intéressant de revoir des gens avec qui j’ai déjà travaillé et d’autres que je ne connais pas. J’aime découvrir la personnalité des chefs, plus que leur cuisine. J’ai hâte de voir Clare Smyth de Londres, qui est très « hot » à Londres et Laetitia, qui est à New-York. 

 

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour les menus proposés?  

 

Lorsqu’on va quelque part, je pense que c’est important de toujours amener des produits de chez nous et de les marier avec des produits locaux. Vu qu’on est sur une ile c’est plus difficile d’amener des protéines, alors j’essaie d’utiliser leurs protéines, comme des viandes ou des poissons. J’ai amené des fruits, des légumes et des herbes du Québec.  

 

Si vous deviez réaliser un repas trois services à vos proches, quel serait-il?  

 

J’aime toujours la saisonnalité. Comme on est en plein hiver, je servirais de l’argousier, qu’on garde toujours en réserve pour l’hiver. Il s’agit d’un petit fruit du Québec que j’apprécie. Comme on a du très bon caviar au Canada, j’en servirai... tant qu’à faire la fête. Pour le plat principal, je servirais un bon plat d’agneau à partager au centre de la table.  

 

Quelle recette familiale avez-vous réinventé?  

 

Une des recettes familiales que j’ai remis à jour, que j’utilise tous les jours dans mon restaurant, surtout l’hiver, ce sont les conserves. Dans le temps, on les faisait pour survivre, aujourd’hui on les fait chez Toqué pour avoir des produits locaux autant au mois de janvier qu’au mois de juin. Les conserves prennent de plus en plus de place dans notre cuisine.  

 

Quel aliment populaire est surfait, selon vous?  

 

Je pense qu’il y a beaucoup de produits qui sont surfaits. Pour moi, la traçabilité est importante : j’aime savoir de qui ça vient, comment les animaux sont traités et comment ils sont nourris.  

 

Quel aliment méconnu mériterait d’être découvert?  

 

Un aliment méconnu que j’ai réappris à découvrir, ce sont les figues. Je les ai découvertes aux îles Canaris. J’ai eu la chance d’en manger sur les plants de cactus. C’est un produit que j’aimerais avoir au Québec pour pouvoir le travailler.  

 

Si vous quittez sur une île déserte, quels 7 aliments apportez-vous?  

 

J’ai un gros garde-manger au restaurant. Pour moi, ce serait important d’apporter des protéines, je suis un grand amateur d’agneau. Sinon, j’apporterais des légumes verts, comme des asperges, des argousiers, des fraises, des herbes. On peut se nourrir avec un simple panier de légumes.   

 

Vos 3 restaurants favoris à Montréal?  

 

C’est difficile à dire, on est vraiment chanceux à Montréal! On mange vraiment bien dans beaucoup de restaurants, il y a une relève extraordinaire au niveau de la cuisine. Je préfère ne pas en nommer, mais il y en a beaucoup! 

 

Pour ou contre la poutine?  

 

Pour la poutine, mais la bonne.  

 

Quel est votre repas favori à la Maison Boulud?  

 

À la Maison Boulud, un plat que j’affectionne beaucoup, c’est l’excellent burger. Par contre quand j’y vais et que Daniel ou Ricardo sont là, ce sont eux qui vont décider ce que je vais manger. J’ai toujours des surprises quand je vais là-bas.  

 

Gastronomie française ou montréalaise?  

 

Gastronomie montréalaise.   

 

Ces entrevues ont été réalisées dans le cadre de l'événement culinaire Cayman Cookout.
Pour plus d'informations: https://caymancookout.com/ 

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