Comment parler du racisme et de la discrimination aux enfants? | Salut Bonjour
/homeandfamily/familylife

Comment parler du racisme et de la discrimination aux enfants?

s

Suite aux récents événements de brutalité policière envers les noirs aux États-Unis, de nombreuses discussions à propos du racisme systémique ont été entamées partout dans le monde. Comment aborder le sujet avec nos enfants? Isabelle Racicot nous donne quelques pistes.

À voir aussi: 3e édition de la campagne Différent comme toi

1. Discuter de racisme avec ses enfants

Pourquoi est-il important d’avoir des discussions sur le racisme avec ses enfants, même si cela peut créer de l’inconfort? Une étude du CIFAR a démontré que les en-fants de 4 ans. avant même d'aller à la maternelle, présentent déjà des signes évidents de préjugés. Dès 12 ans, nos croyances face à la race sont bien implantées. Entre 4 et 12 ans se trouve donc une fenêtre importante pour inculquer de bons réflexes à nos enfants, qui apprennent de leur environnement social. Comme leurs préférences sont définies par ce qu’ils voient dans le monde qui les entoure, il est important de leur donner l’occasion d’observer toutes les distinctions qu’ils font et d’en parler, ainsi que leur transmettre de l’information.

2. Comment s’y prendre?

Comme parent, on doit être préparé, apte et prêt sans trop être dans l’émotivité.

Avec les plus jeunes, il faut y aller avec leur degré de maturité. On peut poser des questions, utiliser un livre, regarder une vidéo... L’idée est d'entamer une discussion à leur niveau. 

Pour les plus vieux du primaire et les ados, on peut s’asseoir avec eux, prendre le temps de regarder des images de la manifestation par exemple et poser des questions:   

  • Qu’est-ce que tu as vu?   
  • Qu’est-ce que tu comprends?   
  • Comment ça te fait sentir?   
  • Pourquoi tu penses que ça arrive?     

Un autre aspect important, c’est d’amener l’enfant à developper son empathie.   

  • Comment tu penses qu’ils se sentent?   
  • Pourquoi sont-ils fâchés?   
  • Qu’est-ce qu’on fait quand on trouve qu’une situation est injuste?     

Au-delà de cette discussion au sein de la famille, qu’est-ce qu’on doit faire, concrètement?

Pour ce qui est de la brutalité policière... Il faut continuer à dénoncer, mais c’est dans les mains de nos élus et du systèmes judiciaires. 

Par contre, pour s’attaquer au racisme systémique, ça passe par les discussions que nous allons avoir avec nos enfants, par les chefs d’entreprises qui devront regarder leur C.A. et se poser la question: « Y a-t-il une diversité autour de la table? ». Il faut aussi re-garder nos médias: «Est-ce qu’il y a une diversité à la télévision, dans les magazines, à la radio, mais aussi dans les postes de décisions?» 

3. Pourquoi c’est important ?

Pour les minorités: 

Pour le sentiment d’appartenance, se voir à l’écran, se reconnaitre dans les médias et développer une confiance en sa différence. Si on est invisible, on se sent diminué. 

Pour les caucasiens:

C’est prouvé que de voir des modèles positifs différents vont les aider à accepter la différence et surtout les aider à se battre contre le racisme systémique.

À lire aussi

Et encore plus