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Faire le ménage sans trop se fatiguer

Balayer, frotter, essuyer, recommencer... Ça vous dit quelque chose? Les Québécois consacrent en moyenne plus de trois heures par jour aux tâches ménagères. On a demandé aux pros comment ils s’y prennent pour (bien) faire leur ménage sans y passer trop de temps. Leurs conseils vous donneront sûrement envie de vous y mettre!

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Plan de match  

Si l’on ne souhaite pas passer son samedi à faire du ménage, on peut établir un calendrier pour maintenir la maison propre en étalant les corvées tout au long de la semaine. «Moins de 20 minutes suffisent à nettoyer une pièce», indique Louise Robitaille, alias Madame Chasse-taches. 

Ses conseils? Chacun fait sa chambre et on dresse un tableau des tâches à partager dans les pièces communes. De plus, «on rassemble les chiffons et les produits nécessaires au nettoyage dans un seau, un bac ou un panier pour éviter les allers-retours», dit-elle. 

Par où commencer? Dès qu’on entre dans une pièce, la porte est le point de départ. On entreprend le nettoyage en faisant le tour, méthodiquement, dans le sens des aiguilles d’une montre, pour ne pas revenir sur ses pas. Jocelyne Vien, organisatrice professionnelle, suggère d’ajouter des poubelles et des paniers à linge dans les chambres afin que chacun puisse gérer son propre espace. 

Pour se libérer l’esprit chaque matin, on élabore une routine simple: «On fait les lits, on fait la vaisselle du déjeuner et on range les vêtements et les objets qui traînent.»

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Entre l'idéal et la perfection  

Certaines personnes lavent de façon compulsive, d’autres s’accommodent du principal. Qui a raison et qui a tort? C’est une question de point de vue! Faut-il vraiment laver nos fenêtres tous les mois? «Aux changements de saison, cela suffit», considère Véronique Arsenault, propriétaire de Nettoyage CVS. 

Pour une bonne hygiène et éviter la propagation des bactéries, on devrait par contre laver régulièrement tout ce que nos mains touchent: poignées de porte, rampes d’escalier, téléphones, télécommandes, etc

Réduire le désordre  

Il est beaucoup plus facile de faire le ménage dans une maison bien rangée. La gestion des objets prend du temps, indique l’organisatrice Jocelyne Vien: «Moins il y a d’éléments à déplacer, plus l’époussetage des surfaces se fait rapidement.» 

Selon elle, les gens anxieux ont parfois de la difficulté à épurer: «Il faut regrouper les objets pour prendre conscience de leur nombre, puis se poser la question: de combien ai-je besoin de cuillères en bois, de caquelons à fondue, de serviettes de bain, etc.? Si on n’arrive pas à trancher et à se débarrasser du superflu, on envisage de recourir à une aide professionnelle.»

Du renfort?  

Le travail de la femme de ménage est de... faire le ménage, et non pas de ramasser les traîneries, rappelle Véronique Arsenault. «Avant son arrivée, il importe de dégager les surfaces pour faciliter le nettoyage. S’il y a des particularités, on les lui mentionne clairement.» 

Une autre belle façon de faciliter la vie à notre aide domestique? On met les draps au lavage avant de partir au travail. D’ailleurs, peu de gens sont prêts à confier la corvée de la lessive à quelqu’un d’autre. Un sondage Omnibus commandé par LG Canada révèle que 39 % des sondés ne font confiance qu’à eux-mêmes pour faire leur lessive, et ce pourcentage monte à 47 % chez les femmes.

Ménage du printemps express  

Pierre Déry, propriétaire de Nettoyage Experts, recommande d’entreprendre le grand ménage printanier à deux et d’échelonner les tâches sur trois jours. 

«Au jour 1, une personne s’occupe des fenêtres pendant que l’autre s’attaque à la cuisine. On commence par les armoires du haut: on nettoie le dessus, puis les deux côtés des portes en n’oubliant pas les contours et les poignées. On dispose une serviette propre sur le comptoir pour y placer la vaisselle de la tablette la plus haute, qu’on lave avant d’y replacer la vaisselle, et ainsi de suite. On nettoie la hotte et son filtre. 

On tire vers soi les appareils ménagers, et on lave bien les panneaux arrière et latéraux, de même que le plancher, le mur et le côté des armoires. Puis on passe la vadrouille-éponge sur le plafond et les murs: on utilise de l’eau tiède et on procède du haut vers le bas pour éviter les coulisses. 

On finalise en nettoyant les éléments suivants à l’aide d’un linge humide, pour ensuite les essuyer avec un linge sec: luminaires, cadres des portes et des fenêtres, moulures, interrupteurs, plinthes ou radiateurs électriques. 

Au jour 2, on fait les salles de bains, sans oublier de nettoyer la grille du ventilateur et les joints du carrelage. Tandis qu’une personne lave le plafond et les murs, l’autre s’occupe des détails (luminaires, interrupteurs, etc.) et du lavage du plancher. 

Au jour 3, on passe aux autres pièces, une personne concentrée sur les murs et plafonds, l’autre sur les détails et le lavage des planchers.»

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Les grands oubliés  

Il existe certaines corvées dont il est important de s’acquitter à intervalles réguliers, mais qu’on a tendance à oublier...  

  • Le frigo. Idéalement, on fait un nettoyage sommaire toutes les semaines et un gros ménage une fois par mois. On n’oublie pas de laver les joints d’étanchéité, souvent collants.  
  • Le garde-manger. Aux changements de saison. Un bon tri limite le gaspillage.  
  • Le four. Grâce à la fonction autonettoyante dont sont équipés la plupart des appareils, le travail est simplifié. Un four propre ne libère pas d’odeurs.  
  • La hotte. Aux changements de saison, voire davantage si on cuisine beaucoup. Une hotte propre, c’est de l’air plus sain dans la maison.  
  • L’arrière de la laveuse et de la sécheuse. Une fois par saison. On s’assure que le clapet extérieur s’ouvre bien et que la sécheuse ne surchauffe pas. «Il y a 15 000 feux de sécheuse en Amérique chaque année», souligne Daniel Beaulé, de Service 2000.  
  • Le congélateur-coffre. Une fois l’an, on le vide complètement et on le nettoie à l’eau tiède additionnée d’un détergent doux, à l’aide d’un chiffon. On en profite pour jeter ce qui est périmé. S’il est à dégivrage manuel, on le dégivre tous les six mois pour éviter d’épuiser le compresseur.  
  • Les entrées de ventilation, l’intérieur des plinthes électriques. On les nettoie une ou deux fois par an pour assurer une meilleure répartition de la chaleur.  
  • Les bibliothèques, car ce sont des ramasse-poussière. On y passe un linge en microfibres sec.  
  • Les plantes. Si elles sont naturelles, on peut les sortir sous la pluie ou les passer sous le jet de la douche. Les plus patients utiliseront un chiffon doux humide pour bien nettoyer chaque feuille. Quant aux plantes artificielles, on suit les recommandations du fabricant; le plus souvent, il suffit de les dépoussiérer avec un plumeau ou un chiffon. Il existe aussi des nettoyants spécialisés.  

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