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MIEUX-ÊTRE: Se préparer aux allergies saisonnières

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MIEUX-ÊTRE - Jean-François Baril a rencontré Dre Marie-Josée Francoeur, allergologue et immunologue pédiatrique, pour nous aider avec les allergies saisonnières.

Se préparer aux allergies saisonnières 

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Au printemps, les allergies saisonnières peuvent causer bien des soucis à plusieurs personnes. Le nez qui coule, les yeux qui piquent, la congestion, la fatigue... Jean-François Baril a rencontré Dre Marie-Josée Francoeur, allergologue et immunologue pédiatrique, pour nous parler des symptômes, mais aussi des solutions aux allergies saisonnières.

1. Le pollen, le principal coupable  

Le pollen est responsable de la majorité des allergies dites saisonnières, qui se manifestent pendant une période précise. Au Québec, il y a trois saisons de pollen qui causent des allergies saisonnières: 

  • Début du printemps (mars – avril): les arbres et arbustes relâchent leur pollen ;  
  • Début de l’été: les graminées et les herbacées libèrent à leur tour leur pollen ;  
  • Fin de l’été et tout l’automne: les épis de fleurs de l’herbe à poux relâchent leurs grains de pollen dans l’air.   

2. Ça touche qui et comment?  

Environ 20 à 25 % des Canadiens souffrent d’allergies saisonnières. Tout le monde peut souffrir d’allergies. Parfois, c’est héréditaire, mais pas toujours. 

Le système immunitaire du corps humain a comme mission de détruire les agents extérieurs qui peuvent nous rendre malades, notamment les virus et les bactéries. Parfois, le système immunitaire se trompe de cible. Il pense à tort qu’il doit s’attaquer à une substance qui est pourtant sans danger pour le corps humain. C’est ce qui arrive avec les allergies aux pollens, mais aussi aux animaux, aux aliments, aux médicaments, etc. 

Lorsque du pollen entre dans le corps (par le nez ou les yeux par exemple), le système immunitaire déclenche donc une attaque pour se débarrasser de l’intrus, ce qui se traduit par l’apparition des symptômes typiques de l’allergie :  

  • le nez qui coule;  
  • des éternuements;  
  • une sensation de picotement à la gorge;  
  • une congestion nasale;  
  • des symptômes oculaires (larmoiement, rougeurs et démangeaisons aux yeux).   

3. Que faire pour soulager les symptômes?  

Comme le pollen est présent en grande quantité dans l’air, il est pratiquement impossible de ne pas y être exposé du tout. Pour prévenir, on recommande de :  

  • Éviter les activités extérieures lorsque le pollen est présent en plus grande quantité dans l’air (le matin et les jours de grand vent, par exemple) ; 
  • Profiter des moments après la pluie pour faire vos activités extérieures, lorsqu'une bonne partie du pollen est tombé ;  
  • Sauter dans la douche, laver ses cheveux et changer de vêtements après une activité extérieure ; 
  • Pendant les saisons de pollen, garder les fenêtres fermées, à la maison comme dans la voiture, et ne pas faire sécher vos vêtements, draps et serviettes à l’extérieur.  
  • Utiliser un purificateur d’air. Cyclo UV par exemple, distribué par une compagnie québécoise, est un purificateur d’air qui fonctionne aux ultraviolets, une technologie reconnue pour détruire plus de 99% des polluants qui nous entourent dans une maison. Pour plus d’informations, visitez cyclovac.ca.  

4. Aux grands maux les grands remèdes  

En plus des mesures préventives, il existe aussi différents médicaments pour soulager les symptômes. 

Les traitements non pharmacologiques   

  • L’hydratation avec solutions salines peut être très utile, ça permet de soulager la congestion nasale et de « nettoyer » le nez (ce qui réduit le contact avec le pollen). De plus, elles conviennent à tous, enfants comme adultes.  
  • Les gouttes lubrifiantes.   

Les traitements pharmacologiques   

  • Les antihistaminiques sont probablement ce que les gens connaissent le mieux. Comme leur effet est de très courte durée, il n’y a aucun avantage à les commencer avant l’arrivée des symptômes. On doit les prendre dès l’apparition des symptômes ou juste avant un contact anticipé. On privilégie les non sédatifs de 2e génération à ceux de 1ère génération qui ont de nombreux effets secondaires non désirables.  
  • Les anti-inflammatoires nasaux : ils doivent être pris dès le début de la saison parce qu’ils prennent du temps à agir conte l’inflammation.  
  • Les décongestionnants nasaux : doivent être limités à quelques jours d’utilisation, car ils peuvent peuvent créer de la congestion à rebond  
  • Les gouttes oculaires.   

Et il y a aussi des traitements plus poussés, comme la désensibilisation.

*Informez-vous aurpès de votre médecin ou pharmacien avant de commencer un traitement.

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